Quand on se lance dans l’apprentissage des réseaux et de la cybersécurité, on a souvent une idée en tête : plus le LAB est grand, plus on va apprendre. On imagine des dizaines de machines virtuelles, des topologies complexes, des schémas dignes d’un datacenter.
Mais en réalité… ce n’est pas toujours le meilleur chemin. Et nous allons vous expliquer pourquoi.
La taille ne fait pas tout
Un LAB impressionnant, c’est beau sur le papier. Mais ce qui compte vraiment, c’est la maîtrise des technologies.
Car au final, qu’est-ce qui est le plus important : avoir 20 machines connectées entre elles, ou savoir configurer correctement un pare-feu, un VPN IPSEC, ou encore analyser un trafic réseau avec Wireshark ?
Même avec 3 ou 4 machines, on peut travailler sur :
- pfSense ou OPNsense pour sécuriser un réseau,
- MikroTik pour le routage,
- la mise en place d’un VPN,
- la supervision avec des outils comme Nessus,
- ou encore l’analyse des flux avec Wireshark.
En clair : la qualité de l’apprentissage ne dépend pas du nombre de machines, mais de ce que l’on fait avec elles.
La réalité matérielle
Soyons honnêtes : combien parmi nous disposent d’un PC avec 64 Go de RAM, 2 To de SSD NVMe, et un processeur i9 avec 12 cœurs ? Pas beaucoup.
Alors forcément, quand on veut lancer un énorme LAB, ça devient vite compliqué :
- les machines rament,
- la mémoire sature,
- et au final on perd plus de temps à attendre qu’à apprendre.
Avec un petit LAB, on reste dans la zone du possible. On peut travailler efficacement même avec un PC portable “classique”.
Trop de complexité tue l’apprentissage
Un autre piège des grands LABs, c’est la confusion.
Trop de configurations en même temps, trop de services qui interagissent, et parfois on se perd dans les détails.
Un petit LAB permet de rester concentrés sur l’essentiel. On comprend mieux ce que l’on fait, et chaque étape devient plus claire.
Exemple concret : un petit LAB, mais riche
Voici par exemple un LAB simple que nous sommes en train de réaliser :

- Une zone DMZ avec un serveur Web et un serveur SFTP,
- Une zone interne pour simuler des utilisateurs,
- Une zone confidentielle protégée derrière un pare-feu,
- Une configuration avec pfSense en Master/Backup,
- De l’intégration avec MikroTik et OPNsense,
- Et même une ouverture vers l’extérieur (NAT, Cloud, Kali) pour tester la sécurité en conditions réelles.
Avec cette seule topologie, il est possible de toucher à des dizaines de notions différentes : sécurité, routage, segmentation, supervision, attaque/défense…
Conclusion
Au final, un grand LAB n’est pas une garantie de réussite.
Ce qui fait vraiment la différence, c’est la capacité à comprendre chaque technologie en profondeur et à la mettre en pratique, même dans un environnement réduit.
Notre conseil est simple : commencez petit, apprenez bien, et faites évoluer vos LABs au fur et à mesure.
C’est comme ça que l’on progresse vraiment.
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